In Cloud & Virtualisation, IT Engineering

Il était une fois, il n’y a pas si longtemps, des équipements informatiques qui faisaient la taille d’une très grande armoire servaient de passerelle téléphonique pour l’entreprise. Ils avaient pour nom de code « PABX ». De nos jours, tout doit être compact et facile à prendre en main pour des soucis de gain d’espace, d’intégration, d’administration et de coût. Les constructeurs l’ont bien compris pour prendre d’assaut le monde de la virtualisation. Alors quels sont les avantages de la virtualisation ? Y a-t-il des inconvénients ? Et qu’est-ce que l’intégration de la collaboration unifiée, au juste ?

 

Que diriez-vous de quelques images pour mieux vous rendre compte de la différence de taille ?

Voici le frigo américain, nom de code : « G3r » fin des années 90 puis de nos jours.

 

virtualisation avant après

 

Faut-il alors prendre d’assaut le monde de la virtualisation quand on parle d’intégration de la collaboration unifiée ?

La réponse est plutôt oui pour lancer une offensive dans la migration d’une architecture physique voire l’intégration vers une architecture virtualisée. Le premier avantage à mettre en avant pour justifier ce choix stratégique est qu’une entreprise 2.0 possède généralement une architecture basée sur la virtualisation de la plupart de ses serveurs à travers plusieurs hyperviseurs Esxi.

 

Les avantages à virtualiser ses systèmes de communications unifiées pour une entreprise 

  • Plus besoin de louer des espaces de stockage physique dans des Datacenters ou faire de la place dans la salle blanche informatique.

Quel DSI ne s’est pas dit : combien cela va me coûter en location pour 10 serveurs supplémentaires chez mon hébergeur d’infrastructure ou combien il me reste de « U » dans ma salle ? Plus besoin de poser cette question s’il a déjà une architecture Esxi, sinon cela ne prendra que quelques emplacements de plus.

  • Plus besoin également d’acheter des serveurs physiques avec tout le nécessaire pour que cela soit redondé en cas de panne matérielle. Cela entraîne une réduction du coût de migration ou d’implémentation du futur serveur qui sera sous forme de VM, mais également une flexibilité dans le déploiement d’une architecture de collaboration virtualisée de toute dernière génération, chez Avaya notamment.

Avec X serveurs physiques correspondant généralement à la règle « un serveur = une fonctionnalité », il faut pour chacun prévoir d’acheter des alimentations électriques, des cartes réseaux redondées, ou prévoir une redondance de disques. En partie, le DSI n’aura plus à se poser cette question, même si on verra dans les inconvénients que l’aspect matériel est toujours à prendre en compte. Le principal à retenir est le côté « dématérialisé » de la procédure.

  • L’intégration et l’administration basique sont maîtrisées par l’administrateur en place grâce à l’implémentation des nouveaux serveurs dans son architecture actuelle. Les serveurs qui sont de nos jours « virtualisables » prennent en charge la technologie de VMWare Vcenter Tools, permettant ainsi l’administration avec les outils déjà connus de la DSI.

Chez Avaya, la fonction « collaboration unifiée » est compatible jusqu’à la dernière version d’ESXi, à savoir la 6.5. De plus, il y a moins de câbles réseaux à connecter, donc moins de ports réseaux à attribuer sur des commutateurs souvent déjà saturés. 

  • La politique de sécurité et de sauvegarde des serveurs sera la même que celle des serveurs déjà mis en place sur l’architecture Esxi du client.

Qui dit serveurs virtualisés, dit politique de sauvegarde pour des serveurs d’un tel niveau critique que l’un des leaders sur la marché, Veeam, assure généralement la partie sauvegarde des VM en plus des mécanismes de redondance propriétaire de type « VMotion » ou « High Availability ». Et ce, selon les licences dont l’entreprise dispose ainsi que l’infrastructure de redondance qui va de pair.

Bon, tout n’est pas rose, il y a quand même des inconvénients…

 

 Les inconvénients de la virtualisation

Implémenter un nombre important de serveurs téléphoniques afin d’avoir un environnement optimisé de collaboration unifiée requiert beaucoup de ressources qui sont, elles, matérielles.

Hélas comme nous venons de le voir, il y a toujours la notion de « physique » à prendre en considération, bien que l’on parle de virtualisation.

En effet, l’infrastructure repose sur des serveurs physiques qui joueront le rôle d’hébergeur. Il faut donc s’assurer que les équipements qui supporteront plusieurs autres équipements aient une redondance matérielle ainsi que logicielle pour pallier à toute anomalie mettant en péril l’ensemble des VM.

Il faut donc prendre en compte différents aspects :

  • Renforcer le seuil critique de redondance de ses équipements

Côté logiciel : cela a été abordé dans l’avantage d’une politique de sécurité et de sauvegarde. Côté physique : il faut prévoir d’acheter un serveur qui supporte la redondance de tout élément susceptible de mettre hors service le serveur hébergeur lui-même. Cela commence par répartir sur un réseau ondulé la double alimentation électrique. Vient ensuite la redondance des cartes réseaux sur plusieurs commutateurs, eux-mêmes redondés. Il faut faire également le point sur la redondance des disques durs embarqués de type SAS en général.

  • Avoir suffisamment de ressources matérielles (RAM, CPU etc) afin de pouvoir faire fonctionner de manière optimale les VM hébergés. L’espace de stockage est nécessaire sur des disques de qualité.

Une VM de collaboration unifiée demande énormément de ressources pour fonctionner de manière optimale. Toutes les DSI n’ont pas une telle architecture. Investir dans des espaces communs de données appelé « datastore » avec beaucoup d’espace disque demande une certaine somme à mettre sur la table. Que cela soit en louant cet espace avec l’assurance de continuité des données, que d’avoir son propre datastore pour l’ensemble de son architecture Esxi, cela représente un coût. Il peut même engendrer des achats supplémentaires de serveurs physiques pour pallier au manque de ressources. Dans de tels cas, il faut voir si la DSI est toujours gagnante en termes de retour sur investissement plutôt que d’acheter des serveurs physiques dédiés.

Encore une fois, chez Avaya mais chez d’autres constructeurs également comme Cisco, il existe des offres avec des serveurs dédiés incluant le nombre de ressources nécessaires pour intégrer des VM directement dessus, de manière optimale.

  • Revoir la sécurité d’accès avec des droits spécifiques à chacun car un serveur physique peut héberger plusieurs VM. Il suffit alors d’avoir accès à ce dernier pour éteindre les autres et compromettre l’activité d’une entreprise.

Avoir accès à la console d’administration d’un Esxi avec des droits non restreints peut avoir de lourdes conséquences. En effet, à travers une telle console, on peut modifier les paramètres de ressources de VM afin d’en altérer le bon fonctionnement. On peut couper des cartes réseaux et redémarrer la VM. Etre devant une console Esxi revient à se trouver devant l’ensemble des serveurs pourtant physiquement à des centaines de kilomètres de là où l’on est, et compromet l’intégralité de la sécurité. Il en va de même pour un Vcenter qui piloterait à son tour plusieurs Esxi.

 

Pour conclure l’on peut dire que si l’on prend bien en compte les risques et inconvénients qu’apportent la virtualisation des serveurs, l’entreprise a un grand intérêt à passer du côté « dématérialisé » de ses équipements informatiques. Et pourquoi pas implémenter la solution de collaboration des constructeurs Avaya ou Cisco ?

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